21 - Anne Marie - fin
21 - Piste Paul Isnard, baignades, repos...
Démarrage en douceur ce mardi matin,...au calme... cartes postales...lecture...


Une petite visite de l'hopital s'impose. Je laisse les "hospitaliers" entre eux...
Du très beau, bien rénové.


Du très moche, pas rénové du tout !

Et maintenant, voyons le bureau-cellule dans lequel travaille Dominique... c'est le bagne, quoi ! C'est la troisième case à gauche... pas de lumière naturelle, chaleur et humidité assurée, obligation de "clim" en permanence...


Cette après midi, nous allons faire goûter à notre "courageuse", un peu de piste en "char d'assaut".
Cela tombe bien ,il a plu pas mal ces derniers jours, la piste est "au top", on va "rigoler"...

Après s'être bien faits secoués pendant 3/4 d'heure, nous faisons une halte à la crique Tatou. Anne marie ne résiste pas à la fraîcheur et à la clarté de l'eau. C'est tellement rare ici.


Nous nous arrêtons au retour à Chilibonbo, déjà connu. Nouvelle baignade...

Sur le chemin du retour, Elle manque de marcher sur une araignée géante, immobile. Le réflexe est de l'étudier de plus prêt et de la photographier. Son abdomen est vide, elle est morte et a du être mangée par les fourmis...

Renseignement pris auprès de Thibault, entomologiste, c'est une "mue" de matoutou qui est tombée de l'arbre où habite sa propriétaire.
Et voilà pour aujourd'hui...
Mercredi matin...devinez quoi....le marché bien sûr...
Grace au flair de notre Bretonne, nous avons trouvé un fruit à pain pour expérimenter la façon dont Sylvain (notre petit resto de Mana) nous a appris à le préparer.
Repas ( je ne vous donne pas le menu car "certains" trouvent que l'on parle trop de nourriture sur ce site !! )... Sieste... Petit tour à Terre Rouge puis, cela s'impose avant de partir:
Visite du camp de la transportation:
C'est après 14 jours de haute mer depuis l'Ile de Ré, sur la Martinière ou l'Orme, que les bagnards arrivaient à St Laurent.
La visite médicale décidait de leur affectation: gros travaux routiers, déforestation, travaux d'entretien où hommes à tout faire pour les plus instruits.


Ce sont ces quartiers disciplinaires qui se visitent. Ils étaient destinés à ceux qui avaient tenté de s'évader, à ceux qui s'étaient battus entre eux ou avec un gardien, à ceux qui avaient commis un meutre.


Les blockaus, très mal aérés, malgré la chaleur Guyanaise, nous montrent comment les bagnards dormaient, allongés et enchaînés les uns à coté des autres, sur du béton, sans pouvoir se lever pour faire leurs besoins. Ils étaient parfois le double du nombre prévu pour ce local.

Ce "petit coin" était utilisé par les bagnards sans argent pour échanger leur "corps" contre des cigarettes, de l'alcool,du tabac pour améliorer leur ordinaire !


Dans les cellules individuelles, les condamnés à mort sont enchaînés avec un pied ou deux pieds selon la gravité de leurs actes. Les deux pieds enchaînés empêchent le bagnard de se retourner et donc de soulager ses chevilles qui sont très vite blessées

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Voici la cellule "47" dans laquelle a vécu "Papillon", bagnard très peu estimé de ses semblables, mais qui a su se rendre célèbre...
Après exécution de la sentence de mort par la guillotine, la tête du codamné était exposée aux bagnards rassemblés dans la cour et le bourreau criait: "Au nom de la République, justice est faite."
Une fois leur peine effectuée, ils sont soumis à la loi du "doublage" qui les oblige à rester à St Laurent autant d'années qu'ils ont eu d'années de bagne. Ceci pour tenter de coloniser la Guyane. Ce fut l'échec total ! Il leur était très difficile de trouver du travail et le lopin de terre qu'on leur promettait était rarement distribué.
Ceux qui arrivaient à se faire un petit pécule grâce à toutes sortes de travaux (certains étaient de très bons artisans, appréciés par la population ) le dissimulait dans un "plan", tube métallique introduit par l'anus dans leur intestins. Il n'était pas rare de retrouver ces bagnards assassinés afin de récupérer leur "plan".
Il est vraiment très difficile de s'imaginer les conditions atroces dans lesquelles ils ont vécu, en tout cas certains, car la corruption et l'inégalité sociale régnaient en maître dans cette administration.
C'est à partir de 1923 que, grâce à un journaliste; Albert Londres, la métropole eut connaissance des conditions atroces de leur détention. C'est en 1954 que les derniers bagnards furent évacués de la Guyane.
Voilà un très petit aperçu de ce bagne qui a rendu et qui rend encore si impopulaire la Guyane...Elle ne le mérite pas... Mais s'en remettra - t-elle?
Retour à la maison...

Dernier apéro accompagné des chips de fruit à pain fabrication maison.....HHHHUUUMMMMMMMMMMMM !!!!!!!!!!
Dernier dîner...
...et dernière nuit avant le retour sur Cayenne puis la Bretagne pour notre compagne d'une semaine. Nous lui souhaitons une bonne journée et repartons au boulot.
Pour la petite histoire, son avion Paris-Lorient a été détourné sur Quimper, ce qui lui vaut un petit tour en bus pour terminer son voyage...mais comme je vous l'ai déjà dit, il en faudrait beaucoup plus pour lui enlever sa bonne humeur. Merci Anne Marie pour cette semaine très sympathique.