18 - Anne Marie est avec nous (suite)
Vendredi est consacré à St jean.
D'abord la forêt...

Et presque à la fin de cette agréable ballade, Anne Marie repère ( elle a un oeil de lynx ! ) une magnifique fleur que nous prenons également en photo et nous appellons Dominique et son télé-objectif tellement nous la trouvons belle.
En arrivant à la maison, nous la regardons sur l'ordi et nous zoomons... Quelle surprise ! Mais ce sont des insectes ! Nous cherchons sur Internet et nous trouvons la même photo ( en moins belle ! ) sur le site de Thibault, un collectionneur d'insectes du village d'Espérance. C'est un nid de GUEPES !
Voilà la cause de notre frayeur rétrospective ! Mais c'est tellement beau que nous ne regrettons pas le risque encouru. Nous irons proposer notre photo à Thibault.

Nous regagnons ensuite le village, très modeste et presque entièrement habité par les militaires du GSMA. Nous sommes sur l'avenue Christophe Colomb, la D11, la plus longue avenue de France = 15 kms
Que nous sommes loin de chez nous...

Nous admirons les frontons en peinture "tembé" des militaires.



Puis, direction le Zoo "Arche de Noé". Il est un peu "glauque" mais il nous permettra de voir les animaux locaux car il est presque impossible de les voir dans la nature.
Voyez notre courage ! Pas très rassurées quand même !



Nous rentrons déjeûner à la maison pour faire connaître à notre invitée la cuisine locale.
D'ailleurs, Samedi, nous commençons par l'incontournable marché. Je vous ai déjà présenté la pluspart des produits vendus ici mais Anne Marie enrichit notre album de superbes photos d'étals:


Samedi après midi, nous avons rendez-vous à 14h pour une promenade en pirogue avec Eve, du Maroni Club:
Au programme:
- L'épave Edith Cavel, devant la place verte de St Laurent, envahie très rapidement par le limon et devenue île à part entière :

- L'Ile aux Lépreux, où étaient envoyés non pas les lépreux qui, eux étaient regroupés à Acarouany, mais les bagnards "durs à cuire"... ils vivaient là dans des conditions d'hygiène et de survie très difficiles, chichement ravitaillés une fois par semaine par wagonnets, poussés près du rivage. Ils devaient restés enfermés dans leurs habitations pendant tout le ravitaillement. Les religieuses les "désinfectaient" au jet sans être autorisées à les approcher pour les soigner. Elles réussirent à leur apporter des poules et d'autres petites choses pour améliorer leur condition. Les bambous, très utilisés dans la vie courante sont présents sur l'île et montrent bien le passage de l'homme. Ils ne poussent pas naturellement ici. Les tentatives d'évasions étaient fréquentes. Mais comme il y avait une prime pour chaque bagnard rattrapé, peu aboutirent...
L'île est maintenant fréquentée par les "touristes". Elle est belle, joliment boisée et possède une belle petite plage de sable fin.

- Le village Bigiston que nous redécouvrons à chaque fois sous un nouveau jour et avec toujours autant de plaisir. Son nom vient de ce gros rocher sur lequel se trouvent des gravures pré-colombiennes.

Cette fois, nous avons fait connaissance de Kiki. D'emblée, la tête de Dominique ne lui a pas plut. Il lui a d'abord lancé du sable puis sa gamelle à travers la tête... quelle rigolade ! Si je pouvais vous montrer le film que j'ai fais !


- Du soleil, de la pluie...


- Du calme, des vagues, des embrunts, de la bonne humeur...
Tous les ingrédients d'une superbe journée !
à demain...