16 - Vaval et le Suriname

Publié le par Claire

GUYANE 16 (02 au 16 janvier 2006)

Quand je vous disais que Spirou nous gardait..... en fait, pas tout le temps !

Cette semaine, j'ai eu deux patientes dont j'aimerais vous parler tellement leurs situation m'a émue.

La première a 15 ans et vient d'avoir un bébé qui a une bronchiolite. C'est la soeur (24 ans) du "très jeune" papa qui vient avec elle au cabinet car elle est incapable d'assumer son bébé, surtout au moindre problème. On la sent complètement "paumée". Il a fallu beaucoup de douceur, de patience et de persuasion avant de pouvoir lui faire faire un simple mouchage de nez au "mouche-bébé". Au bout de la troisième séance, cela va mieux mais heureusement qu'elle a sa "belle soeur" car elle ne serait même pas venue faire soigner son bébé.

Cette dernière, étudiante en aide puériculture, me disait que toutes ces jeunes mamans prenaient leurs bébés pour des jouets et ne s'en occupaient plus dès qu'elles en avaient marre.

Elle fait aussi partie d'une association de prévention contre le Sida et me racontait qu'elle avait énormément de mal à se faire entendre.

"non, on veut pas de ton truc, c'est beaucoup mieux chair contre chair !"

"c'est toi qui devrait te faire soigner pour ne pas aimer l'amour!"

La deuxième a 32 ans et ...déjà 7 filles. Elle pense s'arrêter là car le dernier accouchement ne s'est pas bien passé !

Mon Dieu, que j'étais loin d'imaginer ce genre de situation...

Vendredi soir: resto chez Agami avec mes collègues pour le départ à Mayotte de Laure. La gentillesse de Carmen est vraiment merveilleuse.

Samedi soir: fête au rugby club toujours pour le départ de Laure. Nous sommes une cinquantaine.

Dimanche: Arrivée de "Vaval" pour le carnaval qui va durer 2 mois; En l'occurence, ce sont Josselin et Thomas que nous avons connu hier soir qui incarnent ces Rois du Carnaval.

 

 

 

 Après une semaine de travail, ( car nous travaillons... je le précise car un de nos "lecteurs" en doutait au vu de toutes nos découvertes...), donc, je disais, après une semaine de travail, nous partons visiter Paramaribo, la capitale du Suriname, notre pays voisin.

Pour l'occasion, Philippe et Dominique, nos amis de Kourou, sont venus nous rejoindre vendredi après midi. Le départ est prévu à 6h samedi matin....mais seulement prévu car en fait, les gars de la PAF (police des frontières) ne sont arrivés qu'à 6h45 et il nous faut tamponner nos passeports. Béatrice nous a conduit au poste et garde la voiture ce WE. Leroi vient dormir à la maison samedi soir par sécurité.

15mn de traversée du Maroni puis taxi jusqu'à la capitale. Nous mettons 1 heure 40 pour faire les 170km. Nous avons cru mourir plus d'une fois...ILS SONT FOUS ! La route est défoncée. Ornières, affaissements, dos d'âne énormes, trous épouvantables, rien ne les arrêtent, ils les connaissent par coeur et ralentissent juste à temps. Nous avons eu le droit à deux accidents: un taxico dans le fossé et une voiture avec une roue avant tournée à 90°... C'est affreux, quel supplice !

Voici donc quelques photos de cette ville montrant parfois de très belles demeures et parfois des taudis.

 

 

Nous nous promenons sous un soleil éclatant. La journée passe très agréablement. Nous ne manquons pas l'incontournable marché qui alimente en frais tout le Suriname.

Nous rentrons à notre hôtel nous rafraîchir et nous délasser dans la piscine.

Les restos du Suriname sont pour la plus part des "cantines". L'éclairage fluo ajoute à l'ambiance "hall de gare". De toute façon, c'est "chicken or fish" ou "fish or chicken" à peu près partout. Il y a un ou deux restaurants gastronomiques mais ils étaient trop loin de notre hôtel, au demeurant très confortable mais très "glacial", très "soviétique" d'après Philippe.

Dominique nous apporte là de très bons "rötis" indonésiens. C'est ce que nous avons mangé de meilleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plats sont servis dans un papier plastique...pour emporter les restes?

Nous visitons dimanche matin les jardins du plus bel Hôtel de Paramaribo et la palmeraie située à côté du Palais présidentiel.

Le retour nous mettra de nouveau au supplice, d'autant plus qu'il pleut par intermittence. Nous sommes contents d'arriver entiers à Albina et de reprendre la pirogue, moins dangereuse, pour rentrer à la maison.

Philippe et Dominique ont encore à peu près 2h de route pour Kourou.

Mais nous sommes tous les quatre très contents de notre week end.

Il faut maintenant se remettre au boulot....

Pas pour longtemps car nous sommes en vacances à partir de mercredi pour l'arrivée d'Anne Marie, la première "courageuse" à venir affronter la chaleur, l'humidité, les moustiques, etc..............

Bonne semaine à tous

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H
Drame humain, en permanence.. et je vais en ajouter dans le sordide. C'est malheureusement du vécu : avec ces grossesses, parfois délibérées, si on ajoute RMI et Alloc. ... on peut vivre ! Tant pis pour les enfants, qui sont néanmoins "élevé" à peu près correctement. Sous les tropiques tout pousse.<br /> Concernant la route de Paramaribo et son état : on comprend, qqfois le moindre succès des indépendantistes locaux. Version seychelloise : indépendant, tu dois tenir debout, tout seul!<br /> Y a t il toujours à Synnamary un restaurant indonésien qui s'appelle "Papa chef" ?
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B
et dire que nous ne sommes jamais allés à Paramaribo !! tes photos ne font envie.<br /> Vous faites un coucou avant d'aller chercher Anne Marie à Rochambeau ??<br /> Pour les découvertes en drames humains tu n'es pas au bout de tes découvertes hélas! <br /> Vive Vaval et les touloulous :-))<br /> bonne semaine<br /> brigitte
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